mercredi 28 mars 2018

"Les pays européens ne sont pas libres !"


"Les pays européens ne sont pas libres, mais dans une alliance coercitive, l’OTAN !" selon le colonel Alain Corvez !


 
Alain Corvez, ex-conseiller en relations internationales au ministère des Affaires étrangères



"Les pays européens ne sont pas libres, mais dans une alliance coercitive, l’OTAN"
Sur le plateau de RT France, Alain Corvez, ex-conseiller en relations internationales au ministère des Affaires étrangères, est revenu sur la volte-face de la France, en moins de 24 heures, dans l’affaire Skripal.
Alain Corvez, ancien conseiller du général commandant la Force des Nations unies déployée au Sud-Liban (FINUL) et ancien conseiller en relations internationales au ministère des Affaires étrangères, analyse la volte-face de la France, en moins de 24 heures dans l’affaire Skripal, comme la preuve de l’influence des États-Unis sur les Européens.
S’accrochant dans un premier temps à ce qui semble être désormais une conception obsolète de l’administration de la preuve, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avait émis quelque réserve à s’aligner sur les accusations du Royaume-Uni à l’encontre de la Russie. 

Nous ne faisons pas de la politique fiction sur des sujets aussi graves.", avait-il déclaré le 14 mars, disant, précisément, attendre des preuves de l’implication de la Russie dans l’empoisonnement de l’ex-agent double Sergueï Skripal sur le sol britannique. 
Le lendemain, le 15 mars, par un communiqué, l’Elysée rejoignait Londres dans ses accusations contre la Russie. 
"La France convient avec le Royaume-Uni qu’il n’y a pas d’autre explication plausible et réitère sa solidarité avec son allié.", avait ainsi déclaré Emmanuel Macron. 



Le colonel Alain Corvez, ex-conseiller en relations internationales au ministère des Affaires étrangères et ancien conseiller du général commandant la Force des Nations unies déployée au Sud-Liban (FINUL)





"Les pays occidentaux sont au service de la stratégie américaine."
Aussi, selon Alain Corvez, ce virage à 180 degrés est le signe d’une soumission, au-delà de Bruxelles, des Européens aux États-Unis. 

"Les pays occidentaux sont au service de la stratégie américaine. Et lorsqu’un pays essaie de s’émanciper de cette sujétion américaine, il est rapidement rappelé à l’ordre.", juge le spécialiste.
"Les pays européens ne sont pas libres, ils sont dans une alliance très coercitive qui est l’Alliance atlantique [OTAN].", argumente-t-il, estimant que "l’Union européenne n’était qu’une fabrication des États-Unis, initialement contre l’URSS et désormais contre la Russie."
"[L’affaire Skripal] est la démonstration que l’Alliance atlantique est une alliance dirigée par les États-Unis et qu’on s’attaque à la Russie quand il faut s’y attaquer.", ajoute-il.
"Pourquoi la Grande-Bretagne refuse-t-elle une enquête ?", s’interroge encore Alain Corvez, avant de répondre, rappelant qu’aucune preuve d’une responsabilité russe n’avait jusqu’à présent été dévoilée : "Tout simplement parce que ceci est un montage depuis le début." 

"N’importe qui peut [fabriquer du Novitchok] à partir de [produits] chimiques qu’on trouve un peu partout." souligne-t-il encore.
Emboîtant à son tour le pas de Londres, l’OTAN a annoncé ce 27 mars l’expulsion de sept diplomates russes. 

La veille, une vingtaine d’États occidentaux dont les États-Unis et la France décidaient de façon synchrone de déclarer personæ non gratæ dans leur pays plus d’une centaine de membres du corps diplomatique russe. 



 https://www.youtube.com/watch?v=4aRLyHFE3Gk



Source :
https://francais.rt.com/entretiens/49241-skripal-alain-corvez-pays-europeens-ne-sont-pas-libres


Publié par Aphadolie
https://aphadolie.com/2018/03/28/les-pays-europeens-ne-sont-pas-libres-mais-dans-une-alliance-coercitive-lotan-le-colonel-alain-corvez/



Le président tchèque demande au Royaume-Uni de fournir des preuves sur l'affaire Skripal !


 


 

Londres, suivi par de nombreux pays occidentaux, accuse Moscou d'être responsable de l'empoisonnement de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal. 
Or, le président tchèque souhaiterait que le Royaume-Uni présente des faits appuyant ces allégations.
"Je veux voir les faits. J’apprécierais que le Royaume-Uni présente des preuves démontrant que les Russes voulaient tuer l'agent double [russe] Skripal", a déclaré le 27 mars le président tchèque, Milos Zeman, à l'agence de presse tchèque Blesk. 

Si son pays, à l'instar de nombreux autres États occidentaux, a décidé le 26 mars d'expulser trois diplomates russes, le chef d'Etat a toutefois estimé que cette décision était "quelque peu superflue". 
"Laissez-faire. Avec le temps, ils [les diplomates] reviendront", a-t-il ajouté.

Milos Zeman, qui est souvent accusé d'être "pro-russe" par ses adversaires politiques ou par la presse, a également rejeté les allégations selon lesquelles le Kremlin l'aurait contacté dans le but d'influencer sa position sur l'affaire Skripal. 

"Personne de Moscou ne m'a contacté et ne m'a pas rendu visite", a-t-il balayé.
Le 26 mars, Milos Zeman a en outre ordonné à ses services de renseignement d'ouvrir une enquête afin de déterminer si l'agent innervant utilisé pour empoisonner Sergueï Skripal sur le sol britannique pouvait être originaire de son pays. 

Cité par l'agence Reuters, le porte-parole de Milos Zeman a fait savoir que le BIS (le Service de sécurité et de renseignement tchèque) avait été saisi en réponse aux allégations de la Russie selon lesquelles le poison pourrait provenir, parmi d'autres pays, de République tchèque.
Londres a désigné Moscou le 14 mars comme responsable de l'empoisonnement de l'ancien agent double russe Sergueï Skripal le 4 mars à Salisbury. 

Le Royaume-Uni avait alors décidé d'expulser déjà 23 diplomates russes et annoncé le gel des relations bilatérales. 
La Russie, qui clame son innocence et accuse Londres de ne "pas vouloir entendre les réponses", avait ordonné en représailles l'expulsion de diplomates britanniques et la fin des activités du British Council sur son territoire. 
Le 23 mars, les 28 États de l'Union Européenne, emboîtant le pas au Royaume-Uni, avaient à leur tour jugé "très probable" la culpabilité de la Russie dans cette affaire. 


Source :
https://francais.rt.com/international/49247-president-tcheque-demande-royaume-uni-faits 

Partagé par : http://www.alterinfo.net/notes/Le-president-tcheque-demande-au-Royaume-Uni-de-fournir-des-preuves-sur-l-affaire-Skripal_b21178250.html
 

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