lundi 31 mai 2021

Canada : Restes de 215 enfants sur le site d’un Pensionnat !

Consternation après la découverte des restes de 215 enfants sur le site d’un pensionnat autochtone ! 

Madeleine Basile, survivante d’un pensionnat autochtone, le jour de la remise du rapport de la Commission de vérité et réconciliation à Ottawa (Canada), le 15 décembre 2015. 

Le Canada est aujourd’hui sous le choc après la découverte des restes de 215 enfants sur le site d’un établissement géré par l’Église catholique entre 1890 et 1969.  
Le pays est sous le choc après qu’une enquête a permis de découvrir les restes de plus de deux cents enfants dans un ancien pensionnat de la ville de Kamloops, en Colombie-Britannique. 
Le pensionnat a été créé il y a plus d'un siècle pour assimiler les peuples autochtones à la société dominante, selon une communauté amérindienne locale ! 
Une découverte douloureuse, mais qui n’étonne pas l’Assemblée des Premières Nations. 
Un expert a repéré les restes humains le week-end dernier à l’aide d’un géo-radar sur le site de cet ancien pensionnat situé près de Kamloops, en Colombie-Britannique, a annoncé la communauté autochtone Tk’emlups te Secwepemc dans un communiqué. 
La chef de la Première Nation Tk’emlups te Secwépemc a confirmé le 27 mai que les restes découverts sur le site d’un ancien pensionnat autochtone sont ceux de 215 enfants qui avaient été scolarisés dans cet établissement qui a fermé en 1969, rapporte Kamloops This Week, un hebdomadaire de Colombie-Britannique, dans l’ouest du Canada. 
Certains des enfants identifiés n’avaient que 3 ans, précise la chef de cette nation autochtone, Rosanne Casimir. 
Elle qualifie la découverte de “perte impensable”, qui n’avait jamais jusqu’alors été documentée. 
Selon elle, la mort de ces enfants, dont on ignore la cause et à quand elle remonte, n’a jamais été documentée par la direction du pensionnat, même si leur disparition avait déjà été évoquée dans le passé par des membres de cette communauté. 
Les conclusions préliminaires de l’enquête devraient être publiées dans un rapport en juin, a dit Rosanne Casimir. 




Dans l’intervalle, la communauté travaille avec le médecin légiste de la province et des musées pour tenter de faire la lumière sur cette horrible découverte et trouver tout document relatif à ces décès. 
“Compte tenu de la taille de l’établissement, qui a compté jusqu’à 500 élèves inscrits et le fréquentant à tout moment, nous comprenons que cette perte confirmée touche les communautés des Premières Nations de la Colombie-Britannique, mais aussi d’ailleurs”, a-t-elle ajouté. 
L’ancien pensionnat géré par l’Eglise catholique, au nom du gouvernement canadien, était l’un des 139 établissements du genre mis en place dans le pays à la fin du 19e siècle et qui ont existé jusque dans les années 1990.  
Le pensionnat de Kamloops avait ouvert ses portes en 1890 et avait accueilli jusqu’à 500 élèves dans les années 1950. 
Il a été fermé en 1969. 
Quelque 150.000 enfants amérindiens, métis et inuits ont été enrôlés de force dans ces pensionnats, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture. 
Plusieurs ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et au moins 3.200 y sont morts, la majeure partie de tuberculose, selon les conclusions en 2015 d’une commission nationale d’enquête. 
La commission avait recueilli plusieurs témoignages d’Amérindiens affirmant que la misère, l’alcoolisme, la violence conjugale et les taux de suicide élevés, lot encore de nombre de leurs communautés, sont en grande partie l’héritage de ce système de pensionnats. 
En 1910, le directeur de l’établissement de Kamloops s’était plaint de l’insuffisance des financements du gouvernement canadien pour "nourrir adéquatement les élèves", selon le communiqué de la communauté. 
Ottawa avait présenté des excuses formelles aux survivants de ces pensionnats en 2008 dans le cadre d’un accord de 1,9 milliard de dollars canadiens (1,3 milliard d’euros). 
Ces derniers ont été victimes d’un "génocide culturel", avait conclu la commission nationale d’enquête. 
“Nos cœurs sont brisés”, a réagi le dirigeant de l’Autorité sanitaire des Premières Nations, Richard Jock. 

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