samedi 10 février 2018

Trump ratifie le texte mettant fin au "shutdown" !


Le Président Donald Trump ratifie le texte mettant fin au "shutdown" du 8 février 2018 et prolongeant ses crédits jusqu'au 23 mars 2018 !



 


Filibert : Alors que la dernière crise du "Shutdown" (Période pendant laquelle le Gouvernement ne peut plus faire de dépenses car ses crédits sont bloqués) du 20 janvier 2018 à duré 3 jours et lui a donné un crédit jusqu'au 8 février 2018 en échange de concessions sur l'immigration demandées par les Démocrates, ce nouvel accord avec le Congrès lui donne un bol d'air de 6 semaines jusqu'au 23 mars 2018, assez sans doute pour progresser suffisamment dans le nettoyage du marécage avec de nombreuses arrestations (Cela explique pourquoi les Démocrates s'opposent toujours à Trump) et pour lancer le nouveau dollar du Trésor (USN) !  La suppression de décennies de corruption au sein de l'appareil d'État ne peut pas se faire d'un coup de baguette magique, mais demande de nombreuses enquêtes qui doivent être étayées de nombreuses preuves souvent cachées ou détruites, ce qui oblige de faire de nombreux recoupements pour les retrouver !  
C'est pas pour rien que Trump a rappelé de nombreux enquêteurs des Marines à la retraite pour travailler sur les nombreux dossiers d'accusation à mettre sur pied pour pouvoir enfin restaurer la République des États-Unis, mais cela prend du Temps !



De notre correspondant à Washington Pierre-Yves Dugua 

Le président américain a annoncé sur Twitter avoir ratifié l'accord budgétaire voté par le Congrès durant la nuit. Républicains et démocrates ont désormais six semaines pour négocier un budget et une réforme de l'immigration.
Quelques heures après le Sénat et la Chambre des représentants, Donald Trump a annoncé sur Twitter avoir ratifié l'accord budgétaire voté par le Congrès durant la nuit. Par cet acte, le président américain met fin au "shutdown" de plus de huit heures. 

"Je viens de signer l'accord", indique-t-il sur le réseau social. "Notre armée sera désormais plus forte que jamais. Nous aimons et nous avons besoin de notre armée, et de tout leur (sic) donner - et plus. C'est la première fois que cela arrive depuis longtemps. Cela signifie aussi des emplois, des emplois, des emplois !"
Ce compromis budgétaire règle ainsi, temporairement, deux problèmes épineux.
Le vote de cette loi de 652 pages finance tout d'abord le fonctionnement normal du gouvernement jusqu'au 23 mars 2018.
Dans les faits, elle met fin au mini "shutdown" intervenu cette nuit faute de vote au Congrès avant la date butoir fixée au 8 février minuit.

 

Sénateur Rand Paul



Un peu plus tôt dans la nuit, la révolte du sénateur Rand Paul avait retardé l'adoption de ce compromis qui déplaît aux conservateurs car il autorise une forte remontée des dépenses publiques.
À partir de minuit jeudi, heure de Washington, le gouvernement fédéral s'est ainsi retrouvé techniquement dépourvu de crédits et en situation de "shutdown".
Mais comme la vacance de crédits n'a duré que peu de temps, en pleine nuit, cet incident a été sans conséquences.
En outre le texte autorise le relèvement du plafond de la dette publique jusqu'en mars 2019. 186 représentants dont une majorité des élus démocrates ont voté contre le texte à la Chambre, tandis que 240 se sont prononcés pour. La plupart des démocrates de la Chambre ont voté contre cette loi, outrés que le règlement de questions urgentes à leurs yeux ait été à nouveau repoussé. Ils voulaient en particulier que le compromis budgétaire soit conditionné au règlement du statut de quelque 700.000 enfants d'immigrants sans papiers. 



Bol d'air de six semaines pour négocier !


Le texte ne finance le gouvernement fédéral que jusqu'au 23 mars 2018. 
Par ce délai de seulement six semaines les législateurs se donnent le temps de négocier, d'une part un budget complet pour l'année fiscale 2018, et d'autre part un compromis sur le changement de politique de l'immigration. 
Donald Trump insiste sur des mesures beaucoup plus sélectives pour les candidats à l'immigration, ainsi que sur le début de la construction d'un mur sur une portion de la frontière entre le Mexique et les États-Unis.
De leur côté les démocrates minoritaires, ainsi que nombre de républicains modérés, sont sceptiques quant aux restrictions souhaitées par la Maison-Blanche en matière d'immigration.
Ils doutent aussi de l'utilité d'un mur, pourtant promis à maintes reprises par Donald Trump.
Dans l'immédiat le plus surprenant reste que sous l'impulsion de Donald Trump, une majorité d'élus républicains soit prête à faire passer au second plan leur traditionnel attachement à la limitation des dépenses publiques et la maîtrise du déficit budgétaire.
Le compromis en discussion au Congrès couvre en effet une période de deux ans.
Il aménage le système de plafonnement pluriannuel des dépenses militaires et civiles en vigueur depuis 2011 qui se surimpose aux arbitrages des crédits annuels qu'il reste toujours négocier.
Déjà l'adoption de la réforme fiscale avant Noël illustrait cette tentation pour les républicains d'oublier leurs principes d'orthodoxie fiscale, pour succomber à la tentation de réduire les impôts sans trop se soucier de l'impact sur le déficit budgétaire.

Doublement du déficit !

Selon le Committee for a Responsible Federal Budget, organisme bipartite œuvrant pour une politique fiscale équilibrée, le déficit l'année prochaine est parti pour atteindre près de 1200 milliards de dollars, ce qui représenterait un quasi-doublement par rapport à 2017, et une augmentation de plus de 30% par rapport à ce qui est anticipé pour 2018.
Le texte augmente les dépenses publiques de près de 300 milliards de dollars sur deux ans, au-delà des plafonds déjà prévus, censés imposer des limites aux législateurs qui décident toujours par ailleurs d'allocation de crédits annuels. Ainsi les dépenses militaires annuelles qui devaient atteindre 659 milliards de dollars seraient augmentées de 165 milliards sur une période de deux ans.
De leur côté les dépenses civiles grimperaient de 131 milliards.
La rallonge civile doit bénéficier à hauteur de 90 milliards de dollars notamment aux régions affectées par les ouragans de l'année dernière, ainsi qu'à des dépenses d'infrastructure et au financement de la lutte contre les opioïdes.


Source :
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/02/09/20002-20180209ARTFIG00153-le-congres-americain-met-fin-au-shutdown.php

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